🚀 Capital Filles : Ouvrir le champ des possibles pour les jeunes femmes 🎯
Interview avec la dirigeante de Capital Filles : Inspirer et accompagner les talents de demain !
🌟Aujourd’hui nous sommes heureuses de mettre en lumière “Capital Filles”.
Plus qu’une association, c’est une mission, une ambition, un engagement ! Créée pour donner aux jeunes femmes issues des quartiers prioritaires et des territoires ruraux les clés pour bâtir leur avenir, cette initiative repose sur un concept fort : le mentorat.
Grâce à des marraines engagées, des professionnelles du monde de l’entreprise, ces jeunes filles trouvent un accompagnement précieux pour booster leur confiance et leur employabilité 💡✨
C’est une grande fierté pour Enoa d’être engagée auprès de Capital Filles et de porter le blason de marraine.
Aujourd’hui, nous avons le plaisir d’échanger avec Laurence, à la tête de cette belle aventure. Pourquoi Capital Filles ? Comment fonctionne ce mentorat ? Et surtout, comment les entreprises peuvent-elles s’impliquer ?
Elle nous dit tout 🎤
Capital Filles, c’est une bouffée d’air frais pour de nombreuses jeunes femmes.
Pouvez-vous nous raconter la genèse de « Capital Filles », ce qui vous a poussé à créer cette association et quel impact souhaitez-vous avoir ?
C’est une belle aventure ! L’association a été fondée en 2012, par Orange, en partenariat avec les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. A l’origine, une volonté : favoriser l’accès des filles aux métiers techniques et industriels, notamment du numérique, encore très peu féminisés. Très rapidement, plusieurs entreprises ont soutenu le projet : Radio France, Engie, L’Oréal, Sanofi… Depuis 13 ans, avec leur soutien et celui des rectorats, nous agissons pour que les filles des quartiers prioritaires de la ville et des territoires ruraux aient toutes les cartes en main pour réussir leurs projets d’avenir, grâce à des choix d’orientation éclairés.
Aujourd’hui, l’association est implantée dans les 25 académies hexagonales et à La Réunion.
Le mentorat est au cœur de votre dispositif. Concrètement, comment fonctionne l’accompagnement des jeunes femmes et quels bénéfices observez-vous ? Quelles sont les principales actions menées par « Capital Filles » pour les soutenir dans leur parcours ?
Essentiellement de deux façons. Nous organisons des ateliers collectifs dans nos lycées partenaires pour sensibiliser les filles à l’impact des stéréotypes de genre, susceptibles de les contraindre au moment de leurs choix d’orientation. En terminale et bac+1, elles peuvent bénéficier d’un marrainage individuel par des professionnelles volontaires en entreprise. Cette année, 1498 jeunes femmes ont été mentorées, et nos ateliers ont accueilli près de 8 000 lycéennes, des chiffres record que nous devons à l’engagement de nos établissements et entreprises partenaires !
Côté impact, nous sommes fières des résultats obtenus : 92 % de nos filleules poursuivent leurs études dans le supérieur et 68 % ont obtenu un bac avec mention !
Qui sont ces filles que vous accompagnez ? Quelles sont leurs aspirations et leurs défis ?
Nous accompagnons les filles qui habitent en QPV ou en ruralité. Ce point est important, car notre mission sur l’égalité des chances est essentielle. Aujourd’hui encore,c’est plus difficile de réussir quand on est issu de quartier ou régions moins favorisées.
L’année dernière, nous avons réalisé un baromètre pour évaluer la perception qu’avaient nos filleules et alumnae de leur quotidien. Ce sont des filles fortes et déterminées, qui subissent souvent de plein fouet la triple discrimination du genre, de l’origine sociale et géographique. Elles sont totalement invisibilisées dans le débat public, voire dans la société.
Bon nombre d’entre elles se sentent peu soutenues par leur environnement direct, qu’il soit relationnel, scolaire ou institutionnel. Ce qu’elles veulent ? avoir les mêmes droits et chances que les garçons, obtenir les postes qu’elles méritent, être entendues et respectées.
Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises parlent d’inclusion et de diversité. Quel rôle peuvent-elles jouer dans l’initiative Capital Filles ?
Les entreprises qui nous rejoignent veulent traduire leurs engagements RSE en actions concrètes. Elles ont un rôle d’accélératrices d’égalité des chances pour les filles des milieux populaires.
Leur champ d’action est multiple, qu’il s’agisse de mobiliser des marraines dans leurs équipes, d’organiser des visites de site ou des immersions-découvertes dans leurs métiers, souvent méconnus ou perçus comme inaccessibles. Certaines encore proposent à nos filleules et alumnae de participer à des événements et sorties exceptionnelles. Cette année par exemple les Journées du patrimoine, Vivatech, l’Opéra de Paris… de quoi ouvrir les horizons !
Devenir marraine, c’est une expérience humaine forte et nous en sommes témoins chez Enoa.
Quelles sont les étapes pour s’engager et quels conseils donneriez-vous aux futures marraines ?
Bravo à vous deux Emilie et Elsa ! L’inscription au programme de mentorat est ouverte jusqu’en novembre, pour un engagement le temps d’une année scolaire. Une fois inscrite, vous êtes invitée à participer à une formation d’une demi-journée, animée par une formatrice experte, qui vous enseigne les bases de l’accompagnement. Elle partage également les valeurs de Capital Filles pour être au plus proche de notre état d’esprit.
Nous constituons le binôme avec votre filleule entre septembre et novembre, avec pour critères principaux votre zone géographique et le métier souhaité par la lycéenne. Le temps dévolu au mentorat est à définir avec votre filleule, en fonction de vos attentes respectives, en moyenne 2 à 3 heures par mois, avec un échange tous les 15 jours. Des webinaires ciblés (orientation, Parcoursup, méthode d’accompagnement, développement personnel…) sont proposés tout au long de l’année et vous bénéficiez du suivi d’une cheffe de projet dédiée à votre académie . Vous n’êtes jamais seule en cas de doute !
A mon sens, plus que l’expérience, ce sont l’empathie, la bienveillance et la volonté de participer à la construction d’une société plus égalitaire qui importent. Le mentorat demande aux marraines une bonne capacité d’adaptation et d’écoute- certaines filleules sont très “demandeuses”, d’autres moins. On en sort généralement grandie, avec un fort sentiment d’utilité. Il arrive également que les marraines veillent être encore plus utiles, mais c’est à la filleule de décider de ce dont elle a besoin.
Avez-vous un exemple inspirant d’une mentorée dont le parcours a été transformé grâce à Capital Filles ?
Les exemples sont nombreux ! Je pense notamment à Malak, aujourd’hui étudiante en BUT informatique, qui déclare volontiers qu’elle n’aurait jamais choisi cette filière sans le soutien de l’association. Ou encore à Johanna, qui a pris confiance en elle et en ses capacités grâce à l’accompagnement de sa marraine. Aujourd’hui en Master management des organisations durables en alternance, elle est devenue marraine pour transmettre à son tour ce qu’elle a reçu.
Quels sont les prochains défis et ambitions de Capital Filles pour continuer à élargir son impact ?
Nous travaillons actuellement sur notre plaidoyer, dans l’objectif de sensibiliser davantage les pouvoirs publics et la société civile. Nous voulons faire reconnaître l’orientation genrée et subie comme une inégalité à corriger. Côté programme, nous voulons continuer à nous déployer au cœur de tous les territoires et encore plus en ruralité, pour soutenir le maximum de filles.
🎯 Capital Filles, c’est avant tout une histoire de transmission, d’engagement et de réussite partagée. À travers ce programme de mentorat, l’association crée des ponts entre le monde de l’entreprise et les talents de demain, en leur donnant les moyens de croire en leurs rêves et de les concrétiser 🚀
Pourquoi ne pas rejoindre l’aventure en mobilisant vos collaboratrices comme marraines ?
Les marraines individuelles sont également les bienvenues !
Un petit pas pour vous, un grand pas pour l’égalité des chances ! 💪✨
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