Courir ensemble pour mieux travailler : rencontre avec Pierrick Loir, co-fondateur du FOOTING 🏃♀️🏃
Le running devient un outil de management. Et ce n’est que le début.
On pensait avoir tout dit sur le bien-être au travail : babyfoots, yoga, abonnements, applis de méditation. Et pourtant, quelque chose manquait. Quelque chose de simple, de physique, d’universel. Quelque chose qui ne nécessite ni diplôme, ni équipement sophistiqué. Juste une paire de chaussures et l’envie de bouger. Le running s’invite en entreprise (oui,oui!) mais pas comme on l’imaginerait. Pas pour cocher une case QVT. Pour transformer, en profondeur, la façon dont les équipes se parlent, se font confiance et performent ensemble.
Chez Enoa RH, nous sommes convaincues que les leviers les plus puissants pour l’humain sont souvent les plus concrets. La course à pied est une activité partagée depuis longtemps. C’est exactement ce qui nous a amenées à rencontrer LE FOOTING — une structure qui repense le running comme un véritable outil d’accompagnement RH et managérial, bien au-delà du simple sport d’entreprise.
Nous avons échangé avec Pierrick Loir, co-fondateur, pour comprendre ce qui se joue vraiment quand on sort ses collaborateurs_trices du bureau pour les mettre sur un bitume.
Pierrick Loir n’est pas arrivé dans le monde de l’entreprise par hasard. Kinésithérapeute de formation, il a d’abord appris le corps de l’intérieur — ses fragilités, ses limites, son formidable potentiel d’adaptation. Ex-athlète de haut niveau spécialisé sur 800 mètres, il connaît aussi ce que signifie performer sous pression, gérer l’effort dans la durée, et ce que le collectif peut changer à une course individuelle. C’est de cette double culture, soignant et compétiteur, qu’est née l’idée du FOOTING : un accompagnement running pensé spécifiquement pour les entreprises, leurs équipes et leurs enjeux humains.
Pierrick, ton parcours croise la kiné, le sport de haut niveau et l’entrepreneuriat. C’est quoi le fil rouge qui t’a mené à co-fonder LE FOOTING ?
Je vois trois piliers indissociables.
D’abord, une rencontre : celle avec mon associé, née sur une piste d’athlétisme à l’adolescence ; le sport est le premier réseau social au monde. On est tous les deux d’ancien athlète de haut niveau et le sport est le fondement de notre amitié mais aussi notre boussole dans tout ce qu’on construit avec LE FOOTING.
Ensuite, une conviction : en tant que kiné, j’ai traité les ravages de la sédentarité. J’ai compris que mon impact était maximal non pas quand je soignais, mais quand j’aidais les gens à se remettre en mouvement.
Enfin, une vision : le mouvement ne doit plus être une option, mais une composante de la performance globale. On ne peut pas demander de l’agilité mentale à des corps qui restent figés 8 heures par jour.
Le running en entreprise, on en parle depuis un moment. Pourquoi est-ce un sujet particulièrement urgent aujourd’hui, selon toi ?
Parce que les frontières pro/perso ont explosé et que les leviers d’engagement traditionnels s’essoufflent. Hier, on créait du lien autour d’un verre en afterwork. Aujourd’hui, les collaborateurs cherchent du sens, de la santé et du partage authentique. La course à pied est en plein boom sociétal ; pour une entreprise, c’est une opportunité unique de transformer une tendance de fond en un levier d’appartenance puissant. Ce n’est plus une “activité », c’est un nouveau mode de management.
Concrètement, qu’est-ce qui marche vraiment sur le terrain ? Qu’est-ce que tes clients voient changer ?
Il faut distinguer l’utilisateur (le coureur) du client (l’entreprise). Pour le collaborateur, c’est un booster de confiance et de santé mentale. Mais pour le client décideur, le changement est structurel : on voit les silos tomber. Quand un manager et un stagiaire partagent la même foulée, la hiérarchie s’efface au profit de la cohésion.
Si l’on prend l’exemple très concret de Fnac Darty : nous avons débuté avec un seul créneau par semaine pour un petit groupe de pionniers. Aujourd’hui, ce sont près de 150 collaborateurs du siège qui bénéficient de nos services, avec deux séances encadrées par semaine. Cette croissance organique prouve que le besoin est là et que l’engagement est durable.
Nos clients constatent d’ailleurs un eNPS (la propension des salariés à recommander leur entreprise comme lieu de travail) bien plus élevé chez les coureurs que chez les non-coureurs. Le meilleur indicateur de succès ? 100% de nos clients renouvellent leur engagement. Ils ne voient plus cela comme une dépense, mais comme un moteur essentiel de leur culture d’entreprise.
Quelle est la plus grande idée reçue sur le running en entreprise que tu dois déconstruire régulièrement ?
Très souvent les gens pensent que notre accompagnement est réservé aux coureurs confirmés et par conséquent les débutant.e.s n’osent pas venir sur nos séances par peur de ralentir le groupe.
Mais notre méthode est pensée pour justement inclure tous les niveaux, du très débutant à l’expérimenté.
Et on le voit très concrètement sur nos séances, aujourd’hui, je pense que nos groupes sont composés à 50% de personnes qui n’avaient jamais couru auparavant. C’est une vraie réussite pour nous !
Pour les RH et les managers qui te lisent : concrètement, qu’est-ce que ça change dans leur quotidien ?
C’est un gain de temps et d’efficacité managériale. LE FOOTING devient un espace de discussion privilégié, loin des écrans, où la parole se libère. C’est aussi un révélateur de soft skills incroyable : la persévérance, l’entraide, la gestion de l’effort… Des traits de caractère que l’on ne voit pas forcément derrière un bureau. Des organisations comme la Fnac Darty, Legrand ou l’Hôpital Américain l’ont compris : ils utilisent ce levier pour mieux connaître leurs équipes et renforcer l’engagement profond.
Soyons honnêtes 😉 il y a des limites, des contextes où ça ne marche pas. Tu les identifies où ?
Ça ne marche pas si c’est imposé. En kiné, le patient doit être acteur de son soin pour guérir. Au FOOTING, c’est pareil : nous prônons une démarche volontaire et inclusive. Le running ne doit pas être une injonction à la performance physique, mais une invitation au mouvement. Si la direction veut « forcer » le sport pour faire bien sur le papier, l’authenticité disparaît et l’impact avec.
Où vois-tu LE FOOTING dans 3 à 5 ans ? Et plus largement, où va ce mouvement sport-travail ?
Nous visons d’être le leader du running corporate en France et au-delà, mais avec une mission constante : mettre le monde en mouvement. Je suis convaincu que le sport va s’intégrer totalement au quotidien professionnel. Demain, une entreprise qui ne propose pas de solution de mise en mouvement sera aussi anachronique qu’une entreprise qui n’aurait pas de connexion internet.
Pour conclure, une phrase forte qui résume ta vision — celle qu’on retiendrait si on ne devait garder qu’une seule chose de cette conversation.
« Le running ne sert pas seulement à aller plus vite individuellement, il sert à apprendre à durer collectivement. »
Merci Pierrick pour ton temps !
A bientôt pour un Footing 😉
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