Mobilité internationale : un rêve… qui se prépare avec La Maison de l’expatriation

Mobilité internationale : comment préparer (vraiment) son expatriation et sécuriser son parcours

Travailler à l’étranger fait souvent rêver. 

Découvrir une nouvelle culture, évoluer dans un environnement international, accélérer sa carrière… Pour beaucoup de candidat(e)s,, l’expatriation représente une formidable opportunité personnelle et professionnelle.

Mais derrière l’élan et l’envie d’ailleurs se cachent aussi de nombreuses questions : emploi, protection sociale, fiscalité, logement, éducation, retour en France… Autant de dimensions qui peuvent transformer un projet enthousiasmant en parcours complexe si celui-ci n’est pas suffisamment préparé!

Aujourd’hui, plusieurs millions de Français vivent hors de France et les projets de mobilité internationale continuent de progresser. Pourtant, beaucoup de candidat(e)s sous-estiment encore l’ampleur des démarches et l’importance d’être bien accompagné pour sécuriser leur projet.

C’est précisément la mission de La Maison de l’expatriation, un lieu unique dédié à l’accompagnement des Français(e)s qui souhaitent partir travailler à l’étranger… ou préparer leur retour en France. 

Conférences, ateliers, rencontres avec des experts et accompagnement personnalisé : l’objectif est simple — donner les clés pour construire une mobilité internationale réussie.

Nous avons échangé avec Damien Bouhours, Directeur éditorial et partenariats associé chez Lepetitjournal.com et fondateur de la Maison de l’expatriation, pour mieux comprendre les aspirations des candidat(e)s qui souhaitent partir à l’international, mais aussi les défis qu’ils rencontrent au moment de revenir.

Damien, peux-tu nous raconter ton parcours et ce qui t’a amené à créer la la Maison de l’expatriation ?

La Maison de l’expatriation est une idée lancée par Hervé Heyraud, fondateur des éditions lepetitjournal.com, dont je suis le Directeur éditorial et partenariats associé, en partenariat avec la Caisse des Français de l’étranger. 

Notre média, présent dans 79 villes dans le monde, a été créé pour et par des expatriés français et francophones à l’étranger. Je suis moi-même un ancien expatrié, avec plus de 14 ans à parcourir la planète de la Norvège à la Thaïlande en passant par le Laos. 

De retour en France, nous nous sommes tous rendus compte qu’une expatriation réussie est une expatriation bien préparée. La Maison de l’expatriation est donc née en 2024 de ce constat et est aujourd’hui le seul centre de ressources complètement gratuit en France pour bien préparer toutes les étapes de son expatriation, avant, pendant et au retour en France. 

Nous proposons des rendez-vous gratuits avec des conseillères pour faire le point sur son projet mais aussi des conférences et des ateliers sur diverses thématiques clé. Cette maison, présente en distanciel toute l’année et en présentiel pendant plusieurs mois à Paris et à l’international, est le prolongement direct et une source d’inspiration pour notre média qui a fêté ses 25 ans cette année. 

Aujourd’hui, travailler à l’étranger fait rêver beaucoup de candidat(e)s.

Beaucoup de personnes viennent nous voir avec cette envie de partir à l’étranger. Les profils sont donc très variés et leurs raisons de vouloir tenter cette expérience à l’international également. L’emploi reste pourtant la motivation principale de ces futurs expatrié(e)s. Nous avons de nombreux jeunes diplômé(e)s qui souhaitent avoir une première expérience à l’étranger alors qu’ils n’ont pas encore d’attaches fortes en France, mais aussi des cadres qui veulent partir en famille. L’expatriation peut alors être un nouveau départ qui offrira aussi à leurs enfants une ouverture sur le monde dès le plus jeune âge. 

Quelles sont les motivations principales qui poussent aujourd’hui les candidats à envisager une expatriation ?

Le contexte économique en France les pousse souvent à prendre cette décision en voulant se diriger vers des destinations plus dynamiques et où leur profil se démarquera davantage.  L’expatriation est un véritable tremplin professionnel. Vous le savez certainement, mais les recruteurs sont sensibles aux profils qui ont eu une expérience à l’international. La mobilité internationale permet d’approfondir l’expérience déjà acquise en France et de lui donner une toute autre dimension. 

Pour d’autres, l’expatriation permet de se réinventer en se réorientant voire en créant sa propre entreprise. 

Il se peut qu’après plusieurs années au sein d’une même entreprise, l’envie s’essouffle et ces profils cherchent à trouver un nouveau sens à leur activité professionnelle. Il faut alors trouver la bonne destination, le bon marché, pour lancer son projet, car dans le cas d’une création d’entreprise la réussite dépend du choix d’un environnement propice. 

L’expatriation reste souvent idéalisée. Quelles sont les réalités concrètes que les candidat(e)s découvrent lorsqu’ils commencent à préparer leur projet ?

Effectivement, c’est le principal défi que nous avons au sein de notre Maison de l’expatriation. L’herbe est toujours plus verte ailleurs et on en oublie que la vie à l’étranger présente aussi ses difficultés. 

Il y a tout d’abord toute la partie administrative qui peut être compliquée dès que l’on quitte l’Union européenne. 

Il faut prendre en considération tout ce qui va de soi en France : l’éducation des enfants, la protection sociale, la retraite… 

Il ne faut pas non plus négliger l’impact de l’isolement que l’on peut ressentir lorsqu’on se retrouve à des milliers de kilomètres de ses ami(e)s, de sa famille et de ses repères. 

Le premier conseil que nous donnons à ceux qui veulent partir est d’anticiper un maximum toutes ces questions, à se créer un réseau sur place rapidement via les réseaux sociaux (LinkedIn notamment) et le tissu associatif local et aussi à faire un voyage de repérage pour mieux visualiser son projet. 

Vous accompagnez aussi des Français(e)s déjà expatrié(e)s qui envisagent un retour en France. Quels sont les défis du retour que vous observez le plus souvent ? Réintégration professionnelle, reconnaissance de l’expérience internationale, attentes des entreprises …?

L’impatriation est un vrai sujet qui est souvent négligé par les candidat(e)s au retour. 

On se dit que l’on va facilement revenir dans son pays d’origine, pourtant la réalité n’est pas aussi rose!

Il y a déjà tout un volet administratif à prendre en considération (sécurité sociale, impôts, logement…). Mais je dirai que la réintégration est le problème majeur. 

Le retour en France peut être considéré par certain(e)s comme un échec, il faut donc pouvoir penser à son projet comme un prolongement de ce qui a été acquis à l’international et pas comme un retour en arrière. 

La question peut donc se poser de savoir dans quelle ville s’installer. 

Il peut être intéressant de s’imaginer finalement changer d’environnement et se réinstaller ailleurs. 

Au niveau professionnel, il faut savoir valoriser cette expérience à l’international et pouvoir la réadapter aux standards français. Certaines personnes souffrent d’ailleurs de l’effet “CV cocotier” quand on a vécu dans des destinations idylliques qui font douter de la réelle expérience sur place. Il faut aussi se réhabituer à un style de management différent. La prise en considération de tous ces éléments est essentielle pour un retour en douceur. 

Pour les entreprises et les recruteurs, l’expérience internationale peut être un véritable atout. Comment valoriser un parcours d’expatriation sur le marché de l’emploi ?

Avoir une expérience à l’international est un véritable atout sur son CV.

 Il faut donc aller au-delà des classiques du type : “j’ai pu acquérir un bon niveau d’anglais”. 

Ne mettez pas seulement en avant les compétences acquises mais aussi l’aventure humaine que cela représente. 

Les expatrié(e)s sont résilients, flexibles, ouverts sur le monde. 

Votre réseau est également votre plus belle carte de visite ! Profitez de votre séjour à l’international pour nouer des liens avec des acteurs incontournables du marché. Ces relations seront précieuses pour vous faire une place en France. 

Concrètement, que propose la Maison de l’expatriation aux personnes qui viennent vous voir ? Accompagnement, conférences, mise en relation avec des experts, conseils personnalisés …

La Maison de l’expatriation est un lieu unique dédié à l’accompagnement et à l’information des Français(e)s dans leur projet d’expatriation. 

Les visiteurs peuvent accéder à des ressources documentaires, bénéficier d’un rendez-vous d’accompagnement personnalisés, échanger avec des expatrié(e)s et assister à des conférences et des ateliers sur des sujets essentiels de la mobilité internationale. Nous mettons l’humain au cœur de notre service pour mieux vous accompagner. Il est donc essentiel pour nous de mettre nos visiteurs en relation avec des entreprises qui ont l’habitude de travailler avec des Français(e)s vivant à l’étranger. 

Pour sa 3e édition, la Maison de l’expatriation sera ouverte à Paris tout le mois de juin 2026 au 16 Rue Louise-Émilie de la Tour d’Auvergne, dans le 9 ème arrondissement de Paris et elle est disponible en ligne tout au long de l’année. 

Nous avons également des salons à l’international (Londres, New York, Singapour, Hong Kong), n’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux pour en savoir plus sur notre activité !

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que font les candidat(e)s lorsqu’ils préparent une expatriation ?

Le manque de préparation est certainement l’erreur la plus fréquente. Il faut donc bien prendre le temps de se poser pour voir les différentes étapes à prendre en compte avant le départ mais aussi à son arrivée sur place. 

Nos rendez-vous d’accompagnement gratuits sont le moment idéal pour y réfléchir. 

Par ailleurs, nous sommes souvent étonnés que des personnes souhaitent s’expatrier dans des pays où ils n’ont jamais mis les pieds. 

Notre conseil principal est de prendre le temps de visiter la destination que vous visez, d’avoir un bon niveau d’anglais et/ou de la langue locale et de commencer à se créer un réseau sur place. 

Connectez-vous sur LinkedIn avec d’autres Français(e)s ou expatrié(e)s qui vivent déjà sur place et qui évoluent dans le domaine qui vous intéresse. 

Ils seront ravis de partager avec vous leur expérience et pourquoi pas leur carnet d’adresses !

Si tu observes les transformations du travail aujourd’hui — télétravail, internationalisation des carrières, pénurie de talents — penses-tu que la mobilité internationale va devenir encore plus stratégique dans les années à venir ?

Le télétravail a bouleversé les pratiques salariales mais on se rend compte que de nombreuses entreprises rappellent leurs collaborateurs(trices) à davantage de présentiel. 

La mobilité internationale continuera donc toujours à être présente dans les parcours professionnels. Votre formation et votre expérience en tant que salarié ou cadre français seront toujours davantage valorisées à l’international que dans votre propre pays !

Devenir digital nomade est un rêve aussi pour de plus en plus de jeunes professionnels indépendants. Certains pays le prennent en compte et ont développé des visas spécifiques (Bali, Thaïlande, Portugal, Emirats Arabes Unis…). 

Ces nouveaux profils de la mobilité internationale sont très intéressants car ils redéfinissent les envies professionnelles et l’équilibre pro et perso souhaité par de nombreux jeunes candidat(e)s.

Pour conclure : quel conseil donnerais-tu à un(e) candidat(e) qui rêve aujourd’hui de travailler à l’étranger… mais ne sait pas par où commencer ?

Le conseil le plus simple que je pourrais lui donner est de prendre rendez-vous à la Maison de l’expatriation 🙂

Nous accompagnons tous les profils et ce même si le projet n’est pas encore très clair !

 Rien ne remplace une discussion avec quelqu’un qui a déjà vécu l’expatriation pour mieux visualiser son projet. 

 

Merci encore pour ton temps, Damien !

 

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