Sourcer mieux, pas plus avec Kalent
Sourcing intelligent : gagner du temps sans perdre l’humain
Chez Enoa, on passe beaucoup de temps aux côtés des dirigeants, des managers et des équipes RH.
Notre constat : dans un marché tendu, où les bons profils sont déjà très sollicités, la vraie question n’est plus “comment faire plus”, mais “comment faire mieux” : plus juste, plus ciblé et plus humain (oui, on y revient!).
C’est dans ce contexte que certaines approches viennent bousculer les habitudes, en repensant le recrutement.
L’IA s’est donc naturellement invitée dans la conversation. Promesse de gain de temps, de performance.
Mais entre fantasmes et réalité terrain, qu’en est-t’il vraiment ?
C’est précisément là que des solutions comme Kalent viennent rebattre les cartes : non pas en remplaçant les recruteur(ses), mais en les épaulant là où elles.ils perdent le plus de temps et d’énergie. Kalent a pour ambition de faciliter et d’accélérer le recrutement en identifiant et en contactant les meilleurs profils grâce à l’intelligence artificielle.
Nous avons échangé avec Édouard Vaudour, CEO de Kalent , pour parler sourcing, futur du recrutement et comprendre comment l’IA peut, concrètement aider les recruteur(ses) à reprendre la main sur leur temps et sur la qualité de leurs recrutements.
Aujourd’hui, tout le monde parle de pénurie de talents et de tension sur le marché. Selon toi, pourquoi le sourcing est-il devenu un sujet aussi stratégique pour les entreprises et les recruteurs ?
A l’heure où les recruteurs sont noyés dans une masse de candidatures, et on estime même que d’ici 2028, 25% de ces candidatures seront faites par des IAs, il est difficile de trier les bons candidats, pourtant chaque mois avec un poste vacant coûte de l’argent à l’entreprise, près de 3000 euros par mois. C’est pour cela qu’on remarque sur le marché, un retour à l’approche directe et au besoin au lieu de subir une vague de candidats non-qualifiés, de venir soi-même constituer son vivier qualifié.
Kalent se positionne comme un copilote IA de sourcing. Concrètement, qu’est-ce que cela change dans le quotidien d’un(e) recruteur(se) par rapport aux outils plus traditionnels ?
Concrètement, nous avons mis de l’IA là où elle était utile: pour mieux filtrer ses listes de talents au lieu de faire des booléens et pour l’aide à la rédaction des messages pour mieux les contacter via Linkedin, mail et What’s app. Au quotidien, un recruteur utilisant Kalent pourra réduire son time-to-hire à 17 jours au lieu de 39 jours qui est la moyenne nationale. Comment? Avec un matching sur nos 200 millions de profils dans 34 pays, dont 12 millions en France, et une prise de contact simplifié en multi-canal. Nous avons plus de 60% de taux de réponse grâce à nos relances What’s app.
La différence avec les outils traditionnelles c’est surtout une approche plus proactive que de se contenter de trier du CV ou de contacter des profils “open-to-work”. L’outil est très pertinent pour les recruteurs prêts à contacter des talents encore en poste pour leur proposer un prochain challenge professionnelle, et l’idée n’est pas de le faire de manière volumique, mais bien de sélectionner le bon profil et le bon canal d’approche grâce à notre co-pilote qui fait des suggestions intelligentes.
Qui sont tes clients ? A qui s’adresse Kalent ?
Nous avons 50% de nos clients qui sont des acteurs du staffing: cabinets de recrutement, ESN et recruteurs indépendants pour qui il est important de staffer une mission à temps.
Nous collaborons par exemple avec Randstad ou FAB Group.
Nous avons également 50% de nos clients qui sont les départements RH d’entreprises qui souhaitent internaliser leur chasse de tête et accélerer leurs recrutements dans des secteurs pénuriques, comme Vinci dans le BTP, Generali dans l’assurance ou Engel&Voelkers dans l’immobilier. On a également beaucoup de clients dans la santé, le service à la personne et plus récemment dans la défense ou l’ingénierie. En bref, dans les secteurs ou régions pénuriques où il est nécessaire de faire de l’approche directe.
Sur le terrain, quand les équipes utilisent Kalent, qu’est-ce qui fonctionne le mieux et où voient-elles le plus rapidement l’impact ?
L’impact est assez limpide: on identifie environ 30% de profils supplémentaires qui sont invisibles et qui ne remontent pas sur les moteurs de recherche Linkedin, Google ou sur les job boards traditionnels.
Et on obtient plus d’entretiens qualifiés car au lieu d’envoyer seulement un Inmail d’approche, on va pouvoir faire des relances What’s app. C’est le seul canal avec 95% de taux d’ouverture. Donc pour faire simple: les équipes ont des entretiens obtenus rapidement qui transforment mieux car les talents sont de qualité.
Quelles sont, selon toi, les principales idées reçues ou erreurs encore très répandues autour de l’IA appliquée au recrutement ?
C’est un monde en pleine mutation et il y a beaucoup de confusion. Beaucoup pensent que l’IA est magique, beaucoup craignent aussi son usage déréglementée. Nous chez Kalent, on est surtout pour une approche “human-in-the-loop” où l’IA n’est qu’une manière de résoudre de vrais problèmes: mieux créer et engager des viviers de talents. Nous ne développons pas d’agents IA tout automatisé, sans supervision du recruteur car je pense pas que ça soit un monde RH déshumanisé vers lequel nous souhaitons tous évoluer, et surtout en oublier l’expérience candidat.
En quoi l’utilisation d’un copilote IA comme Kalent transforme-t-elle les métiers du recrutement, que ce soit côté RH, cabinets ou indépendants ?
Kalent permet aux talents d’obtenir des propositions d’emploi intéressantes et aux recruteurs d’aller plus vite. Ce que ça change c’est surtout qu’on permet de fluidifier le marché du travail, là où parfois en France les talents sont très attachés à leur CDI et n’ose pas passer la prochaine étape professionnelle. L’IA ne fait qu’accélerer notre mission chez Kalent qui est est que chaque talent puisse être à sa place, dans l’entreprise de ses rêves.
Comment Kalent s’intègre-t-il dans une approche plus globale du recrutement, entre expérience candidat, exigence business et performance des équipes ?
Kalent vient se brancher directement dans le workflow existant des équipes. On s’intègre à plus de 50 ATS comme Teamtailor ou Bullhorn, donc le recruteur n’a pas à changer d’outil : il source dans Kalent et pousse les profils directement dans son pipeline habituel, sans créer de doublons.
Sur l’expérience candidat, notre approche multi-canal (LinkedIn + email + WhatsApp) permet de toucher chaque talent sur son canal préféré, avec des messages personnalisés par l’IA. On ne spam pas : on contacte intelligemment, au bon moment, avec le bon message.
Côté business, l’impact est direct : réduire le time-to-hire de 39 à 17 jours, c’est économiser près de 6,000€ par recrutement en coût de poste vacant. Pour une équipe qui recrute 50 personnes/an, ça représente 300K€ d’économies.
Et pour la performance des équipes RH, on leur redonne du temps sur ce qui compte : les entretiens, l’évaluation du fit culturel, l’accompagnement candidat. Plutôt que de passer 70% de leur temps à sourcer et relancer, ils inversent le ratio.
Quand tu te projettes à 2 ou 5 ans, comment imagines-tu l’évolution du sourcing et le rôle que l’IA jouera dans la fonction recrutement ?
Je pense que la fonction sourcing sera de plus en plus directement intégré au sein des ATS et c’est pour ça que nous développons un plugin avec nos 50 ATS partenaires. Pour l’IA, elle va faire gagner de plus en plus de temps si elle est bien utilisée sur les bons sujets afin que les recruteurs puissent se concentrer sur l’essentiel: l’humain et le fit culturel avec l’entreprise.
“L’IA ne recrute pas à la place des recruteur(ses) : elle leur permet enfin de se concentrer sur ce qui compte vraiment. l’humain.”
Ce que met en lumière la trajectoire de Kalent, c’est une évolution profonde du recrutement : la fin du sourcing massif et chronophage au profit d’une approche plus ciblée, plus intelligente et plus respectueuse du temps des recruteurs(ses) comme des candidat(e)s.
L’IA, lorsqu’elle est bien pensée, ne remplace ni l’expertise humaine ni l’intuition métier. Elle vient renforcer ce qui fait la valeur du/de la recruteur(se) : sa capacité à analyser, à convaincre, à créer du lien.
Dans un contexte où la rapidité et la qualité d’exécution font souvent la différence, s’équiper d’outils comme Kalent devient moins une option qu’un levier de compétitivité.
Le recrutement de demain ne sera pas seulement plus technologique.
Il sera plus précis, plus stratégique et, espérons-le, plus humain.
Merci Edouard pour ton temps !
Vous souhaitez en savoir plus ?
N’hésitez pas à contacter Edouard
Retrouvez toutes nos interviews, par ici
Une question ? contactez-nous !
Contactez-nous au 06 51 73 66 10, au 06 34 38 11 53 ou par mail à contact@enoarh.fr

