La démission silencieuse, comment y remédier ?

Comment prévenir le quiet quitting dans votre entreprise ?

Le rapport que les salariĂ©s entretiennent avec leur travail a Ă©voluĂ© depuis la COVID-19. Le quiet quitting, phĂ©nomĂšne sĂ©rieux et massif, en est l’une des derniĂšres illustrations. Il touche un nombre croissant de salariĂ©s et inquiĂšte dirigeants, RH, et managers. Si certaines entreprises peuvent ĂȘtre tentĂ©es de laisser passer l’orage, autant dire que celui-ci ne va pas passer tout de suite.

Voici les explications d’Enoa, et nos solutions.

Qu’est-ce que le quiet quitting ?

Le quiet quitting, ou “dĂ©mission silencieuse”, consiste Ă  respecter sa fiche de poste et Ă  s’en tenir lĂ . Pas de travail en dehors du cadre des missions habituelles. Pas de “acting as” dans l’idĂ©e de briguer une promotion. Pas d’heures supplĂ©mentaires non rĂ©munĂ©rĂ©es. On rĂ©alise ce qui est prĂ©vu dans le cadre de ses fonctions, sans plus, ni moins.

Alternative Ă  une vĂ©ritable dĂ©mission pour certains salariĂ©s. ManiĂšre de remettre le travail Ă  sa juste place pour d’autres (dans l’idĂ©e de cultiver l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, ou pour remettre Ă  niveau ce qu’il ont le sentiment de donner Ă  l’entreprise au regard de ce qu’ils en reçoivent). Toujours est-il que le phĂ©nomĂšne est sĂ©rieux et qu’il a de quoi inquiĂ©ter Ă  tous les Ă©tages de l’entreprise.

Dans le cadre d’une Ă©tude IFOP pour Les Makers rĂ©alisĂ©e en octobre dernier, 37 % des rĂ©pondants dĂ©clarent refuser les heures supplĂ©mentaires, les sollicitations en dehors des horaires de travail et les responsabilitĂ©s qui ne font pas partie de leur poste. 45 % disaient s’impliquer “juste ce qu’il faut” et 45 % ne travailler que pour l’argent.

Quel remÚde contre le quiet quitting ?

Alors que faire lorsqu’on est manager, RH, dirigeant ? Les leviers sont heureusement multiples :

  • Engager la discussion, via des communications internes, des Ă©vĂ©nements, et bien sĂ»r un dialogue avec les collaborateurs qui ont “dĂ©missionnĂ© silencieusement” (pour les  comprendre et identifier des solutions avec eux : Ă©volution de poste, enrichissement des missions, Ă©volution des conditions de travail
) ;
  • Travailler sur l’engagement de ces salariĂ©s ayant adoptĂ© le quiet quitting, et de tous les salariĂ©s de l’entreprise. Sonder les collaborateurs, instaurer un suivi anonyme de l’engagement des salariĂ©s, mettre en place des actions ciblĂ©s sont autant de bonnes pratiques Ă  adopter ;
  • Travailler sur la qualitĂ© de vie au travail des collaborateurs. Des bureaux attractifs, des horaires raisonnables, des rĂ©unions que l’on ne planifie pas au-delĂ  d’une certaine heure, des mails que l’on n’envoie pas passĂ©e une certaine heure, une politique tĂ©lĂ©travail claire, entre autres, sont reconnus comme de vĂ©ritables plus pour les salariĂ©s.
  • Proposer un environnement de travail positif dans lequel la valorisation des salariĂ©s et de leur travail ont toute leur place. A travers la mise en place d’incentives, de primes, mais aussi avec une systĂ©matisation des feedbacks, il est possible de montrer rĂ©guliĂšrement la reconnaissance de l’organisation.
  • Travailler sur le dĂ©veloppement des compĂ©tences et des carriĂšres des salariĂ©s. L’envie d’apprendre et d’évoluer est plus prĂ©sente que jamais, chez les jeunes gĂ©nĂ©rations, mais aussi chez les salariĂ©s plus expĂ©rimentĂ©s (Ă  qui l’on ne propose plus forcĂ©ment de formations ou d’évolution au sein de l’entreprise).

Il est Ă©videmment essentiel de ne pas ignorer le phĂ©nomĂšne, pour ne pas connaĂźtre, Ă  terme, de vraies dĂ©missions, et une performance de l’entreprise en baisse.

 

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