Rentrée 2026 : 5 leviers pour réengager vos équipes

En septembre, le réflexe est de relancer la dynamique : un séminaire, des objectifs, un discours de rentrée. Mais l’engagement ne repart pas sur commande. Il repart quand les collaborateurs/trices retrouvent un cap, des marges de manœuvre et de bonnes raisons de s’impliquer.

20 %. C’est la part des salariés engagés dans leur travail dans le monde en 2025, selon le State of the Global Workplace 2026 de Gallup. Le niveau le plus bas depuis 2020, après deux années consécutives de recul. En France, ils ne sont que 8 %, contre 12 % en Europe.

Le chiffre le plus intéressant est pourtant ailleurs. L’engagement des managers est passé de 31 % en 2022 à 22 % en 2025, dont 5 points perdus sur la seule dernière année. Or, Gallup estime que le manager explique 70 % de la variation de l’engagement entre les équipes.

On demande donc aux managers de remettre les équipes en mouvement au moment même où leur propre engagement s’érode !

Même fragilité côté nouvelles recrues : selon le baromètre Workelo x Ipsos, un(e) collaborateur(trice) sur trois continue de consulter des offres d’emploi pendant son onboarding.

On investit dans le recrutement. On soigne moins l’intégration.

Avant de chercher à « remotiver » tout le monde, on vous partage cinq leviers à activer pour entamer la dernière ligne droite 💪

1. Recréez du collectif, pas seulement de la convivialité

Un petit-déjeuner d’équipe, c’est bien. Un point d’avancement déguisé en petit-déjeuner, beaucoup moins.

La rentrée sert surtout à rouvrir une conversation : qu’est-ce qui a changé ?

Qu’est-ce qu’on veut réussir ensemble d’ici décembre ? Qu’est-ce qui ne fonctionne plus ?

Le collectif se construit moins dans l’événement que dans la capacité à remettre les vrais sujets sur la table.

Le déjeuner peut en être le cadre. Il n’est pas la réponse.

2. Réduisez les priorités avant d’accélérer

À l’entrée dans la dernière ligne droite de l’année, la tentation est de tout remettre en route : les projets d’avant l’été, les objectifs annuels, les nouveaux sujets, les urgences qui viennent de tomber…

Résultat : tout devient prioritaire. Donc plus rien ne l’est vraiment.

Posez trois questions à chaque équipe : qu’est-ce qui doit absolument être réussi d’ici décembre ? Qu’est-ce qui peut attendre ? Qu’est-ce qu’on décide, collectivement, d’arrêter ?

Trois priorités assumées valent mieux que dix objectifs qui se concurrencent !

3. Faites de l’onboarding autre chose qu’une check-list

Badge remis, ordinateur configuré, accès créés : l’accueil est fait.

Pas l’onboarding.

En septembre, le risque est de confondre autonomie et débrouille.

Rendre quelqu’un autonome, ce n’est pas le laisser seul plus vite.

Fixez un cap à 30, 60 et 90 jours. Identifiez précisément les interlocuteurs clés. Tenez les points de suivi.

L’onboarding n’a pas besoin d’être plus lourd. Il doit être plus précis et soigné dans le temps.

4. Soutenez les manager 

Porter la culture, tenir la performance, accompagner les changements, gérer les tensions, développer les équipes, donner du sens : la liste des attendus d’un manager est longue!

Pourtant, son propre accompagnement reste encore trop souvent traité comme un sujet secondaire.

Profitez de la rentrée pour poser (vraiment) au manager les bonnes questions : qu’est-ce qui lui prend inutilement de l’énergie ? Où lui manque-t-il un arbitrage, un soutien ou simplement de la clarté ?

Et ne vous arrêtez pas à la formation.

Gallup observe que la part des managers évaluant positivement leur carrière passe de 28 % à 34 % avec une formation managériale, puis à 50 % lorsque cette formation s’accompagne d’un soutien actif à leur développement.

5. Mesurez moins. Restituez mieux.

Prendre le pouls des équipes ? Oui. À condition de savoir ce que vous ferez de la réponse.

Mesurer sans restituer ajoute de la frustration. 

Écouter, expliquer et agir construit de la confiance 🫶

Ne confondez pas rétention et engagement

C’est peut-être le piège de cette rentrée 2026.

Vos collaborateurs/trices ne partent pas ? Bonne nouvelle.

Pas forcément!

Le baromètre Apec du troisième trimestre 2026 montre que 75 % des cadres se disent inquiets de la situation économique et 58 % estiment que changer d’employeur constitue aujourd’hui un risque. Pourtant, 38 % envisagent toujours une mobilité externe dans les douze prochains mois.

Un turnover qui ralentit ne signifie pas nécessairement que les collaborateurs/trices adhèrent davantage au projet. 

Il peut aussi traduire de la prudence, de l’attentisme ou un marché jugé moins favorable.

Évolution, prise de poste, repositionnement, envie d’ailleurs : créez les conditions pour que ces questions puissent se poser et favorisez au maximum l’échange.

Et chez Enoa ?

C’est aussi notre quotidien.

Depuis 2013, nous accompagnons les entreprises et les talents des métiers de la Communication, du Marketing, du Digital et des fonctions RH.

Et parce qu’un recrutement ne s’arrête pas à la signature du contrat, nous intervenons aussi après : prise de poste, coaching professionnel, bilan de carrière, évolution ou repositionnement.

Trois questions pour la dernière ligne droite 🧰

  • Vos équipes savent-elles vraiment ce qui compte d’ici décembre ?
  • Vos managers ont-ils les moyens de tenir leur rôle ?
  • Vos collaborateurs/trices savent-ils ce qui leur donne envie de contribuer à la suite ?

Si une réponse reste floue, c’est par là qu’il faut commencer !

On en parle ?

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